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 Capitualire de Charlemagne (suite)

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SIEGHIELD
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MessageSujet: Capitualire de Charlemagne (suite)   Ven 3 Fév - 12:04

Que chaque intendant ait dans sous son autorité de bons ouvriers, à savoir : des ouvriers pour le fer, l'or et l'argent, des cordonniers, des tanneurs, des charpentiers, des fabricants d'écus, des pêcheurs, des oiseleurs, des fabricants de savon, des hommes qui sachent faire la bière, le cidre, le poiré et toutes sortes de boissons, des boulangers qui fassent de la pâtisserie pour notre table, des ouvriers qui sachent bien faire les filets tant pour la chasse que pour la pêche et pour la capture des oiseaux, sans oublier les autres métiers qu’il serait trop long d’énumérer.

Qu'ils fassent bien garder nos parcs, que le peuple appelle des breuils ; qu'ils les fassent toujours réparer à temps, et surtout qu'ils n'attendent pas qu'il devienne nécessaire de les reconstruire à neuf. Qu'ils en fassent de même en ce qui concerne de tous les bâtiments.

Que nos veneurs, nos fauconniers et les autres officiers qui nous servent assidûment au palais, reçoivent assistance dans nos domaines pour exécuter ce que nous ou la reine leur aurons ordonné par écrit, lorsque nous les envoyons pour nos affaires, ou lorsque le sénéchal et le bouteiller leur auront commandé de faire quelque chose de notre part.

Que dans nos domaines les pressoirs soient en bon état. Et que nos intendants veillent à ce que notre vendange ne soit pas foulée avec les pieds, mais que tout se fasse avec propreté et respect des convenances.

Que nos ateliers féminins soient bien ordonnés, c'est-à-dire pourvus d'habitations, de pièces chauffées, d’écrans de cheminée, c’est-à-dire d'escrènes ; qu'ils soient entourés de bonnes haies, et que les portes en soient solides, afin qu'on y puisse bien faire nos ouvrages.

Que chaque intendant voie combien il doit placer de poulains dans la même écurie, et combien de palefreniers il peut mettre avec eux. Et parmi ces palefreniers, que ceux qui sont libres et qui possèdent des bénéfices dans le même district, vivent-de leurs bénéfices ; que ceux qui sont fiscalins et qui possèdent des fermes, en vivent ; que ceux qui n'ont rien de cela reçoive une pension sur la caisse seigneuriale

Que chaque intendant veille à ce que des hommes malveillants ne puissent cacher sous terre ou ailleurs nos semences et que pour cette raison la moisson ne soit insuffisante. De même pour les autres maléfices, qu’ils veillent à ce que les mêmes ne puissent jamais en commettre.

Nous voulons, concernant les fiscalins ou serfs ainsi que les colons étrangers qui demeurent en nos fiefs ou domaines, qu'ils leur fassent rendre justice pleine et entière, selon le droit de chacun, aux autres hommes quels qu’ils soient.

Que chaque intendant veille à ce que nos hommes qui sont sous leur autorité ne puissent en aucune manière se livrer au vol ou à la tromperie.

Que chaque intendant veille à ce que nos hommes se consacrent bien à leur tâche et n'aillent pas perdre leur temps sur les marchés.

Nous voulons qu’ils fassent noter dans un premier inventaire tout ce qu'ils ont donné, fourni ou réservé pour notre usage; et dans un autre, tout ce qu'ils auront dépensé ; et qu'ils nous fassent connaître par un troisième, tout ce qui reste.

Que chaque intendant, dans les lieux placés sous son autorité, tienne de fréquentes audiences ; qu'il rende la justice, et veille à ce que tous les hommes qui nous appartiennent vivent honnêtement.

Si quelqu'un de nos serfs voulait nous dire sur son maître quelque chose qui concerne nos intérêts, que celui-ci ne lui interdise pas de se mettre en route pour venir jusqu'à nous. Et si l'intendant apprend que ses subordonnés veulent aller au palais porter plainte contre lui, que l’intendant fasse parvenir à leur place les raisons qui les amènent au palais et qu’ainsi ils ne fatiguent pas nos oreilles de leurs réclamations. Nous voulons savoir ainsi s'ils viennent par nécessité ou s’ils cherchent à profiter de l’occasion.

Lorsque nos jeunes chiens auront été confiés à nos intendants pour qu’ils les nourrissent, qu'ils les nourrissent à leurs frais, ou qu'ils les fassent confier à leurs subordonnés, c'est-à-dire aux maires, aux doyens ou aux cellériers, qui devront alors les faire bien nourrir avec ce qui leur appartient, sauf dans le cas où il y aurait un ordre de nous ou de la reine de les nourrir dans notre domaine à nos frais. L'intendant alors désignera un homme pour cette tâche de bien les nourrir, et il fera mettre à part leur nourriture, afin que l’homme ne soit pas obligé de recourir tous les jours aux réserves.

Que chaque intendant, quand il sera de service, fasse donner par jour trois livres de cire et huit setiers de savon ; et, en sus, pour la fête de saint André (30 nov.), partout où nous serons avec nos hommes, qu’il veille à donner six livres de cire, et autant à la mi-carême.

Qu’en aucun cas on ne choisisse les maires parmi les hommes d’un rang élevé, mais parmi des gens d'un rang moyen qui soient dignes de confiance.

Que chaque intendant, quand il est de service, fasse conduire son malt au palais, et qu'il y fasse venir en même temps des maîtres brasseurs, qui doivent y fabriquer de la bonne bière.

Que tous les ans, sur des comptes séparés, précis et ordonnés, à date de naissance du Seigneur, chaque intendant porte à notre connaissance afin que nous puissions savoir ce que nous avons de chaque chose et en quelle quantité, à savoir:
le compte, parmi toutes nos terres labourées, de celles qui le sont avec les bœufs que nos bouviers conduisent, le compte de celles qui le sont par les possesseurs des fermes qui nous doivent le labour ;
le compte des porcs ;
le compte des cens, le compte des obligations contractuelles et des amendes;
le compte du gibier pris dans nos bois sans notre permission ;
le compte des divers contrats;
le compte des moulins, le compte des forêts, le compte des champs, le compte des ponts ou des bateaux;
le compte des hommes libres et celui des villages assujettis à notre fisc;
le compte des marchés ;
le compte des vignes, le compte de ceux qui nous doivent du vin;
le compte du foin ;
le compte du bois à brûler et des torches ;
le compte des planches et autres bois de construction;
le compte des tourbières ( ?);
le compte des légumes ;
le compte du millet et du panic ;
le compte de la laine, du lin ou du chanvre;
le compte des fruits des arbres, le compte des noyers ou noisetiers, le compte des arbres greffés de toutes les espèces ;
le compte des produits des jardins, le compte des navets;
le compte des viviers;
le compte des cuirs, le compte des peaux, le compte des cornes;
le compte du miel et de la cire ;
le compte de la graisse et du suif ou savon;
le compte du vin de mûres, du vin cuit, de l'hydromel et du vinaigre, le compte de la bière, du vin nouveau et du vin vieux;
du blé nouveau et du blé ancien;
le compte des poules et des œufs ainsi que celui des canards, c’est-à-dire des oies;
le compte des pêcheurs, des forgerons, des fabricants d'écus et des cordonniers;
le compte des fabricants de huches et de coffres c’est-à-dire de hottes, le compte des tourneurs et des selliers;
celui des producteurs de fer et de plomb c’est-à-dire des mines de fer et autres mines de plomb;
le compte des tributaires ;

le compte des poulains et pouliches.

Quant à tout ce qui a été dit ci-dessus, qu’en aucune façon nos intendants ne jugent trop sévère ce que nous leur demandons ; parce que nous voulons qu’eux-mêmes aussi s’appliquent à demander tout cela de la même manière à leurs subordonnés sans qu’ils se sentent déshonorés : tout ce qu’un homme doit obtenir dans sa maison ou dans ses domaines, os intendants doivent l’obtenir dans nos domaines.

Que nos chariots, ceux qui vont à l’armée, les basternes, soient bien construits et que les ridelles soient bien couvertes de pièces de cuir et soient cousues de telle sorte que s’il se trouve nécessaire de se mettre à l’eau, ils puissent traverser les rivières avec le chargement qu’ils contiennent sans qu’en aucune façon l’eau ne réussisse à y entrer et que notre bien puisse, comme nous l’avons dit, traverser sans dommage. Et nous voulons ceci, à savoir que l’on charge pour notre dépense dans chaque chariot de la farine, c’est-à-dire douze muids ; dans ceux qui transportent du vin, douze muids conformes à notre muid ; et qu’il y ait dans chaque chariot un écu, une lance, un carquois et un arc.

Que soient vendus les poissons de nos viviers et que d’autres soient mis à leur place, afin que les viviers contiennent toujours des poissons ; cependant, si nous ne venons pas séjourner dans nos domaines, qu’ils soient alors vendus et que nos intendants en tirent bénéfice à notre profit.

Qu’ils nous fassent parvenir les comptes des chèvres, des boucs, de leurs cornes et de leurs peaux et que chaque année ils nous apportent la viande salée des bêtes engraissées.

Concernant les fermes vacantes, concernant les serfs nouvellement achetés qui se trouveraient en surnombre et pour lesquels on n’aurait pas de lieu où les affecter, qu’on nous le fasse savoir.

Nous voulons que chaque intendant ait toujours prêts de bons tonneaux cerclés de fer qu’ils puissent envoyer à l’armée ou au palais, et qu’ils ne fassent pas d’outres en cuir.

Qu'ils nous fassent connaître le nombre de loups que chacun aura pris, et qu'ils nous fassent présenter les peaux. Qu'ils procèdent, au cours du mois de mai, à la recherche des louveteaux, et qu'ils les attrapent, tant avec des poudres empoisonnées qu’avec des fosses et des chiens.

Nous voulons que l’on cultive dans le jardin toutes les plantes, à savoir : lis, roses, fenugrec, balsamite, sauge, rue, aurone, concombres, citrouilles, gourdes, artichauts d’Espagne (ou mogettes), cumin, romarin, carvi, pois chiche, scille (oignon marin), glaïeul (ou iris), estragon, anis, coloquinte, chicorée amère (ou soucis), ammi, séséli (ou chervis), laitue, nigelle, roquette, cresson [de terre], bardane, menthe pouliot, maceron, persil, céleri (ou ache), livèche, sabine, aneth, fenouil, chicorée, dictame, moutarde, sariette, menthe blanche (ou nasitord), menthe, menthe sauvage, tanaisie, calament (ou cataire ou herbe à chats), grande camomille (ou centaurée), pavot, bette, cabaret, guimauve, mauve, carotte, panais, arroche, blette, chou-rave, chou, oignons, ciboulette, poireau, navet (ou raifort ou radis), échalote, cive, ail, garance, cardon, fève, pois, coriandre, cerfeuil, épure, sclarée. Et que le jardinier ait au-dessus de sa maison de la joubarbe.

Quant aux arbres, nous voulons qu’il y ait des pommiers de plusieurs espèces, des poiriers de plusieurs espèces, des pruniers de plusieurs espèces, des sorbiers, des néfliers, des châtaigniers, des pêchers de plusieurs espèces, des cognassiers, des noisetiers, des amandiers, des mûriers, des lauriers, des pins, des figuiers, des noyers, des cerisiers de plusieurs espèces.

Noms des pommiers : Gozmaringa, Geroldinga, Crevedella, Sperauca, douces, aigres, pommes à conserver et à manger rapidement, pommes précoces.

Trois et quatre espèces de poires à conserver, des douces, des hâtives et tardives.
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